actualite

Xavier Denamur

Après avoir abandonné ses études de géographie en 1987 pour des raisons éthiques et politiques, il s’installe au début des années 90 comme restaurateur dans le Marais où il met en pratique ses convictions sociales, économiques et environnementales.

En 2004, la déclaration du président de la plus grande organisation patronale, M. Daguin, qui « ne pourrait empêcher ses troupes » de voter FN s’il n’obtenait...

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Isn’t it about time we sat around the table?

Actu / Caféine

Les carnets de notes

Publié le
mer, 01/27/2016

Demandez les carnets de notes La Belle Hortense, Les Philosophes et Au Petit Fer à Cheval.

Ils sont disponible dans les trois lieux.

Format de poche, 72 pages de papier déssin et écriture. Prix 5€.

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ACTU /

Midi en France

Publié le
ven, 10/23/2015

Pour ceux qui ont loupé le Midi en France du jeudi 21 octobre, le petit reportage auquel j'ai participé dans lequel on retrouve les Chapolard qui me fournissent en lait frais cru bio ou en yaourts bio ( en vente deux vendredis par mois sur le mini marché des Philosophes) .

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Happy nuggets
Sur le plateau du 6-9 avec Marion Lagardère le 26 juin 2015
Isn’t it about time we sat around the table?

EXCLU /

Lancement de restoleaks

Publié le
mer, 04/08/2015

Si les clients et les pouvoirs publics pouvaient entendre ce qui se dit dans les arrières-cuisines, il ne faudrait pas longtemps avant que de nouvelles pratiques s'imposent !

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ACTU /

VIDEO Canal+ se met à table

Publié le
mer, 04/01/2015

Xavier Denamur était l'invité de la Nouvelle édition du vendredi 27 mars, voir l'émission en podcast.

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EXCLU /

Vol au dessus d'un nid de cocottes

Publié le
mer, 03/25/2015

Histoire d'un poulet de type "standard" égaré dans une ferme normale. Poulet programmé pour "pousser" sans voir la lumière naturelle en 5 semaines et rarement vivre plus de 45 jours avant de passer au four, dans les nuggets ou en cuisses dans les cantines scolaires.

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ACTU /

Il sert du 47 à Paris

Publié le
mer, 07/30/2014
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Logo réalisé par David Farge
François Hollande à Paris, le 3 juillet 2014 (Denis Allard-POOL/SIPA).

ACTU /

XD soutient le vrai bio dans les cantines

Publié le
mar, 06/17/2014

Reportage France 3 Provence et la séqence cantines du film République de la Malbouffe :

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Isabelle Saporta, Claudy Lebreton, Daniel Bernard et Xavier Denamur
© Julien Domec
Photo double page de l'excellent article  de Marianne du 28 février au 6 mars sur les agriculteurs par Daniel Bernard

ACTU /

Participez à la grande campagne d'intox de Sylvia Pinel

Publié le
mer, 03/05/2014

Du 4 mars au 4 avril, les consommateurs et les restaurateurs sont invités à participer à « une grande consultation en ligne sur le fait maison » que vous découvrirez sur ce lien

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Une tarte faite maison (Sierra Michels Slettvet/Flickr/CC)

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Xavier Denamur
> Actualités

Le logo « fait maison » sauce Sylvia Pinel: l’intox est servie.

Mardi, Février 18, 2014


Une tarte faite maison (Sierra Michels Slettvet/Flickr/CC)

Une tarte faite maison (Sierra Michels Slettvet/Flickr/CC)

Tribune publiée le 10 février 2014 sur Rue89 sous le titre: Logo « fait maison » : les industriels ont sauvé leur « daube »

Il paraît que je devrais pavoiser, moi le restaurateur indépendant, que je devrais faire des bonds. Depuis le 28 janvier, des journalistes m’interpellent. Ils m’invitent à saluer une législation au terme de laquelle les cuisiniers exemplaires – ces héros qui proposent des plats mitonnés sur place à base de produits bruts – seront tenus de le stipuler sur leurs cartes et menus.

Las, au risque de pourrir l’ambiance, je suis au regret d’expliquer que l’inscription du « fait maison » dans la loi ne consacre en rien mon combat pour la pleine information des consommateurs.

En fait de victoire, on me demande de lever mon verre à celle des groupes de restauration qui servent des plats d’usine. Transparence ? Mon œil ! Que Ducasse, Légasse, Pujadas, McDo, Flo et El Rancho trinquent une fois de plus à la santé de la sainte union des étoilés, des commentateurs des mondanités gastronomiques, des industries agro-alimentaires et des chaînes de restauration. Désolé, ce sera sans moi.

Le logo pour les plats industriels recalé

Contrairement à une rumeur que l’AFP a fait tourner dans quelques médias plus enclins à servir du réchauffé d’information qu’à cuisiner les faits, le client qui s’installe au restaurant n’est pas prêt de savoir à quelle sauce il sera mangé.

Aucun indice ne lui mettra la puce à l’oreille si, comme dans l’écrasante majorité des établissements, un pseudo-chef tente de lui refiler une daube remise en température.

Car les lobbies ont gagné : à force de pression, tous leurs éléments de langage – « injuste stigmatisation », « usine à gaz kafkaïenne », « emploi en péril » – ont été adoptés et récités par Sylvia Pinel, ministre et néanmoins perruche, privilégiant systématiquement les recettes des restaurateurs à la santé et au plaisir des consommateurs.

Ils ont ainsi empêché l’apparition d’un logo explicite signalant l’origine industrielle d’un mets, sachant bien que seule une telle indication les auraient obligés à remballer leur si rentable tambouille usinée. Heureusement, ils ont pu compter sur la bienveillance de quelques chiens de gardes pour sauvegarder leur part du gâteau.

Le JT au secours du prêt-à-bouffer

En effet, le lendemain de la boulette de l’AFP, tête baissée dans la marmite des dépêches, la rédaction du JT de Pujadas sort de ses cartons un sujet bien rassurant sur les mijotés d’usines, avec visite d’une production industrielle exemplaire et caution d’un critique gastronomique.

On nous rassure, les plats d’usines sont du « prêt-à-porter » et le fait maison « du sur mesure ». Après avoir sauvé le saumon norvégien de la noyade en décembre dernier, la rédaction du 20h de France 2 vole en ce début d’année au secours du prêt à bouffer. L’efficacité du service public n’est plus à démontrer.

Bientôt, donc, lorsque la loi sera proclamée, lorsque le décret définissant le « fait maison » sera prêt, lorsque les services chargés du contrôle seront mobilisés, les restaurateurs qui serviront une purée « maison » ou un tarte « maison » devront apposer un logo. Surtout, il devront en apporter la preuve, en ouvrant leurs cuisines et leurs livres de comptes, où sont indiqués leurs fournisseurs.

Les autres, les réchauffeurs, ne subiront aucune contrainte. « Business as usual ! » Après des mois de débats parlementaires, l’avancée est juste ridicule : un faux cuisinier sera soumis à une amende s’il indique « fait maison » à côté d’un plat qu’il n’a pas cuisiné. La belle affaire.

Mes clients savent tout, depuis 1990

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